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LCA-FFB

Notre rédaction ouvre son antenne suite à la conférence de la LCA-FFB sur le "décrochage du logement neuf en 2018".

Paris, le 14 février 2019,

Une récession du marché de la maison individuelle en secteur diffus :
Après deux années de croissance à deux chiffres (+ 13,3 % en 2015, puis + 20,6 % en 2016) et une année de stabilisation (+ 1 % en 2017), le marché de la maison neuve en secteur diffus n’a pas résisté à la remise en cause brutale des aides au logement, notamment celles en faveur de l’accession à la propriété, et au fléchissement du moral des ménages. En dépit d’excellentes conditions de crédit, le ralentissement de la conjoncture a laissé place à la récession. En 2018, conformément à notre prévision de mi-parcours, les ventes brutes de maisons individuelles en secteur diffus ont dévissé de 11,3 %, descendant sous la barre des 120 000 unités (119 700), soit 15 000 ventes de moins que l’année précédente.

Seule note positive en 2018 : les constructeurs poursuivent leur progression dans la répartition du marché de la maison individuelle en secteur diffus. Ils atteignent désormais 64 % de part de marché, contre 59 % en 2010. Une bonne nouvelle à la fois pour les adhérents de LCA-FFB et pour les clients qui font l’acquisition de leur logement dans un cadre contractuel sécurisé et protecteur au travers des garanties apportées par le Contrat de Construction de Maison Individuelle.

En 2018, toutes les régions, sans exception, subissent un recul des ventes de maisons neuves en secteur diffus. Aucune ne résiste à la dégradation des soutiens publics à l’accession, alors que l’année précédente, la moitié des territoires affichaient encore des taux positifs et que toutes les régions avaient bondi de plus de 10 % en 2016.

Avec 119 700 ventes de maisons neuves en secteur diffus, 2018 descend sous le niveau atteint en 2008, année de la crise des subprimes, et constitue le quatrième moins bon exercice de ces quinze dernières années, alors que 2017 représentait le quatrième meilleur millésime.
Nos craintes exprimées depuis mi-2017 et l’annonce de la Stratégie logement du gouvernement se sont confirmées : la dynamique de croissance entamée en 2015 est désormais brisée.

Le marché de l’individuel groupé fortement impacté :
La maison individuelle en secteur groupé connait également un exercice 2018 très délicat. A fin septembre 2018 (derniers chiffres disponibles), les ventes se sont affaissées de 12,9 % sur 12 mois glissants, et s’établissent à 9 534 unités. Au troisième trimestre 2018, les réservations ont même chuté de 21,4 % et les mises en ventes de 29,9 % (par rapport au troisième trimestre 2017).

Le marché du collectif sur une trajectoire similaire :
Le logement collectif n’est pas encore aussi pénalisé que la maison individuelle, puisque les ventes n’ont fléchi que de 1,6 % sur 12 mois glissants à fin septembre 2018, soit 118 652 unités.
Toutefois, les résultats du troisième trimestre 2018 et les premiers éléments disponibles sur le quatrième trimestre démontrent une tendance baissière durable. Au troisième trimestre 2018, les réservations à la vente des appartements ont reculé de 7,8 % (par rapport au troisième trimestre 2017) et les mises en vente ont chuté de 12,8 %.

Fortes appréhensions pour 2019, inquiétudes pour 2020 constats et idées reçues :
Compte tenu du maintien des conditions du PTZ en zones B2 et C jusqu’à fin 2019 et de l’attractivité des conditions de crédit, y compris les taux d’intérêts dont rien n’indique une remontée brutale, LCA-FFB prévoit pour 2019 une relative stabilité du marché de la maison neuve en secteur diffus, et donc au mieux le maintien d’un niveau d’activité moyen au regard des quinze dernières années. Dans ce contexte, l’évolution des ventes en secteur diffus devrait se situer entre - 3 % et + 3 %, soit entre 116 000 et 123 000 unités. Concernant les marchés de l’individuel groupé et du logement collectif, aucun élément ne permet d’espérer en 2019 l’inversion de la tendance baissière constatée en 2018. Pour la maison individuelle en secteur diffus, cela pourrait se concrétiser en 2020 par des ventes annuelles inférieures à 100 000 unités.

En regard de la sévère dégradation, tous segments confondus, des ventes en 2018, des perspectives préoccupantes pour 2019 et 2020, et des facteurs structurels qui pèsent sur les marchés du logement neuf, LCA-FFB plaide pour la pérennisation du PTZ en zones B2 et C au-delà de fin 2019, pour le rétablissement de l’APL Accession et pour le développement d’une politique foncière adaptée aux différents enjeux des territoires.

Pourquoi maintenir le PTZ en zone B2 et C :
Si les pouvoirs publics persistent dans leur choix de suppression des aides en zones B2 et C qui recouvrent 34 000 communes, ils devront assumer politiquement le blocage définitif du parcours résidentiel pour les plus modestes : aucune perspective possible de passer du statut de locataire à propriétaire, de voir évoluer son habitat en fonction de ses besoins familiaux, de constituer un capital immobilier pourtant si précieux, notamment lorsque survient, avec l’âge, le financement de la dépendance.
Cette « assignation à résidence » ne fera que renforcer les fractures territoriales et le sentiment de déclassement de bon nombre de nos concitoyens.

 

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