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SNEC

Afin d'opérer les bons choix, tout en évitant de se tromper, notre rédaction ouvre cette rubrique au SNEC, le Syndicat National de l'Equipement de la Cuisine, avec quelques conseils clés vous permettant d'acheter en toute confiance votre future cuisine.

Bien évaluer le coût global pour tenir son budget

Aménager un coin cuisine dans un studio ou inventer une grande cuisine à vivre, ouverte sur le séjour et conçue pour mijoter des repas gastronomiques ne coûte évidemment pas du tout le même prix. Pour tenir le budget que vous vous êtes fixé, évaluez tous les frais. Méfiez-vous de certaines publicités qui vantent de belles cuisines à petits prix… en affichant seulement le coût des meubles. Ce n’est pas toujours le poste le plus onéreux. Il faut y ajouter l’électroménager, la livraison si elle n’est pas offerte, la « dépose » (enlèvement) de l’ancienne cuisine (elle peut être facturée si vous ne vous en chargez pas vous même), la pose de la nouvelle, les travaux préparatoires éventuels (plomberie, gaz… ), la peinture de la pièce, la réfection du sol, le cas échéant, le carrelage ou la crédence autour du plan de travail pour protéger le mur des éclaboussures ou de la chaleur des plaques de cuisson, l’éclairage, etc. La pose représente souvent 10% du coût total de la cuisine. Si vous comparez plusieurs projets et les tarifs de plusieurs fournisseurs, vous devrez faire quelques additions pour comparer le prix « tout compris » des professionnels mis en concurrence.

Faites des économies de TVA

Si votre logement est construit depuis plus de 2 ans, vous bénéficiez de la TVA à taux réduit (10%) sur la pose et les éléments de votre nouvelle cuisine à condition que la commande et l’installation soient faites par un même professionnel et sous réserve que vous n’engagiez pas par ailleurs des travaux de grande ampleur remettant en question l’ancienneté des locaux à usage domestique. Cet avantage joue pour certains équipements encastrés (évier..) et pour les meubles fixés au mur ou au sol. En revanche, ce taux réduit ne s’applique pas à l’électroménager, ni aux meubles nomades (que vous déplacez à votre guise). Pour eux, la TVA est de 20%.

Penser aux travaux préparatoires

Pour réaliser la cuisine idéale, il est fréquent de devoir déplacer une évacuation, des prises électriques, la chaudière… Sans oublier les détails auxquels les professionnels veillent. Par exemple, si le robinet d’arrêt du gaz se trouve dans un placard qui doit être remplacé par un meuble bas à tiroirs, il risque de gêner le fonctionnement de ces derniers. Il faut le déplacer ce qui exige l’intervention d’un plombier agréé par Gaz de France. La plomberie et l’électricité devront même parfois être rénovées avant la pose de la nouvelle cuisine. Un cuisiniste professionnel engage sa responsabilité de raccorder des éléments à des prises ou des évacuations qui n'ont pas été mis aux normes par des corps de métier du bâtiment placés sous la responsabilité du client. A défaut, sa responsabilité risquerait d’être engagée en cas de dégât des eaux ou d’incendie.

Où trouver les artisans pour ces travaux ?

Souvent, le cuisiniste vous recommande quelques artisans avec lesquels il a l’habitude de travailler. A défaut, pensez à votre assureur. De nombreuses compagnies d’assurance ont constitué des réseaux d’artisans (à l’origine pour remettre les logements en état après des sinistres), avec lesquels elles ont passé des accords sur les prix et la qualité du service. Elles les mettent désormais souvent à la disposition des clients pour les travaux d’aménagement ou de décoration qu’ils désirent réaliser chez eux. En prime, certaines peuvent même vous donner une appréciation sur les devis que vous avez reçu (pour vous signaler s’il se situe dans la moyenne pour ce type d’intervention, s’il est hors de prix…).

Choisir son cuisiniste…

Faire appel à un cuisiniste professionnel. Il passe lui-même commande de la cuisine auprès du fabricant et il est responsable en cas de souci. Concepteur-vendeur de cuisine, la réglementation lui impose de venir chez vous prendre les mesures et relever les « paramètres techniques » (arrivées d’eau, de gaz, emplacements des portes, des fenêtres…) avant de vous faire signer un contrat. A la suite de cette visite à domicile, il établit un plan de conception au sol (qui montre l’emplacement des éléments de la cuisine) et un plan technique (arrivées d’eau, de gaz, évacuation…). Deux plans qui engagent sa responsabilité (par exemple s’il se trompe en implantant les meubles par rapport aux évacuations). « Il doit vous les remettre en magasin ou les envoyer par courrier ou e mail en même temps qu’il vous présente le ou les contrats. Le cuisiniste peut se charger de la pose (lui-même ou par l’intermédiaire de sous-traitants qui travaillent avec lui, sous sa responsabilité). 

Méfiez-vous du vendeur qui, dès votre arrivée, vous fait miroiter une remise époustouflante… sur un prix artificiellement « gonflé » au départ. Bon point en revanche pour ceux qui vous laissent fureter, mais prennent aussi le temps de sonder votre mode de vie,  la façon dont vous utilisez votre cuisine, votre intérêt pour les solutions pratiques en cas de handicap (plan de travail à hauteur réglable par exemple), bref qui font l’effort d’imaginer une cuisine adaptée à vos besoins et vos envies.

Les adhérents au Syndicat National de l'Equipement de la Cuisine (SNEC) s’engagent à respecter certaines règles (utiliser des contrats standards par exemple, conçus pour éviter tout litige). Vous pouvez identifier ceux proches de votre domicile sur le site internet www.snec.org. Le syndicat remet cette liste régulièrement à jour. Il vous invite, si votre cuisiniste revendique son appartenance au Snec, à vérifier cette information sur le site.

- Pour un premier contact, rien n’interdit d’apporter une photo de sa cuisine  (ou un plan sommaire) pour tester la force de proposition du conseiller. Il peut fournir une première esquisse de plan de conception, avant même la visite à domicile obligatoire s’il est cuisiniste professionnel.

- A vous aussi de réfléchir à votre projet, de vous informer auprès des médias spécialisés, de prendre conseil. Certaines enseignes proposent même de concevoir et visualiser votre cuisine en 3D sur leurs sites internet.

- Prenez le temps d'examiner les différents matériaux proposés pour le plan de travail, les caissons, les façades, la crédence (carrelage…), les propositions ergonomiques, le plan éclairage, la souplesse d’utilisation des matériels (portes relevantes...), la résistance...

- Pensez pratique. Des meubles bas à tiroir sont plus faciles à utiliser que des meubles hauts à étagères. Un plan de travail plus large que les meubles est indispensable si des tuyaux longent le bas des murs et qu’il faut donc leur laisser un espace derrière le mobilier. Pour qu’il soit plus facile de préparer les repas, la cuisine s’organise autour de cinq zones : provisions, rangement, lavage, préparation, cuisson.

Demandez toujours à réfléchir avant d’accepter le contrat. Dans le cadre des Foires et Salons, Il n’existe pas de délai de rétractation pour l’achat d’une cuisine : si vous signez, vous êtes engagé. Prudence donc si vous visitez un stand à la Foire de Paris, par exemple, et que le cuisiniste suggère d’envoyer tout de suite chez vous quelqu’un prendre les mesures, et concocte un plan dans la foulée sur son ordinateur!

Passer commande

Si vous demandez au cuisiniste à la fois les meubles et la pose, le SNEC conseille la signature de deux contrats distincts, pour éviter les confusions.

-       Le contrat de fourniture de meubles contient le plan technique et le plan de conception. Il précise le délai de livraison.

-       Le contrat de pose détaille les prestations prévues (ce qui sera fait et ce qui est exclu de la prestation, comme par exemple la poste d’étagères, d’une suspension…).. Il précise le cas échéant si l’intervention est déléguée à un sous-traitant (mais toujours sous la responsabilité du cuisiniste en cas de problème). Si vous achetez la cuisine en kit, chez Ikea par exemple, vous signez le contrat de pose avec le prestataire, qui est seul responsable devant vous.

Comptez environ 6 à 8 semaines pour la livraison des meubles. Pour éviter d’avoir à stocker vous même les encombrants cartons, il faut autant que possible s’arranger pour faire coïncider celle-ci avec la pose.  Le cuisiniste vous indiquera souvent le délai à prévoir entre la commande et la livraison, et donc la pose. Celle-ci nécessite entre deux et quatre jours.

Payer

Pour les meubles, l’usage est de verser 30% d’acompte à la commande et le solde à la livraison. Pour la pose, un acompte de 30% est aussi demandé, le reste étant payé à la fin du chantier. Eviter d’être plus généreux car, en cas de problème, il est plus facile de négocier avec le professionnel si vous n’avez pas déjà acquitté le solde de la facture. Si l’on vous demande un acompte très important, prudence : c’est parfois le signe que le cuisiniste a des soucis de trésorerie.

Si des travaux supplémentaires se révèlent nécessaires en cours de route, mettez-vous d’accord avec le professionnel sur leur coût et signez un avenant au contrat pour que tout soit mis noir sur blanc.

Eviter les éventuels litiges

. Dès lors que le montant de la commande dépasse 500 euros, le professionnel doit mentionner le délai de livraison. Peu importe qu’il est précisé ou non que le délai était indicatif, si cette date est dépassée d’au moins sept jours, vous disposez de 60 jours pour dénoncer le contrat, par lettre recommandée avec accusé de réception, et récupérer vos acomptes. Cette règle s’applique même si une partie des éléments a été livrée à la bonne date. Même principe en cas de retard dans la pose.

. La cuisine est mal installée ? Vous devez mentionner les problèmes (ce que les professionnels appellent « vos réserves ») dans le procès verbal à signer en fin de chantier, dans le certificat de fin de travaux qui doit vous être remis. Une fois les réparations effectuées, vous « lèverez vos réserves » en signant le document remis à cet effet par le cuisiniste.

Syndicat National de l'Equipement de la Cuisine - SNEC – 120, avenue Ledru-Rollin - 75011 PARIS - Téléphone : 01 78 94 88 02 / E-mail :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Site Internet :  www.snec.org 

Vous pouvez aussi nous retrouver sur nos réseaux sociaux :

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Pour rappel, le secteur de l'équipement de la cuisine représente 15.000 salariés et plus de 2.500 entreprises. Le marché de la cuisine représente 26% de la consommation des ménages, soit plus de 2,50 milliards d'euros. Chaque année c'est plus de 800.000 cuisines complètes qui sont commercialisées, soit une moyenne de 2.000 cuisines chaque jour ! Ce secteur s'articule autour de grandes enseignes, concessionnaires, franchiseurs, réseaux de franchisés, magasins indépendants, PME et TPE.

Propos recueillis le 30 Novembre 2017 auprès du SNEC. Le SNEC est présent lors de grands événements autour de la cuisine et veille aux bonnes pratiques.

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